Source de chauffage durable à Anvers
7 mégawatts d'énergie tirés des eaux usées

Les eaux usées de 200.000 Anversois peuvent-elles générer 7 mégawatts d'énergie? La ville d'Anvers veut prendre l'initiative dans le chauffage durable et va avec Aquafin et Eandis étudier cette piste soigneusement. Une étude détaillée est réalisée pour examiner si la chaleur résiduelle des eaux usées dans la station d'épuration de Deurne pourrait être convertie en énergie pour chauffer plusieurs habitations. Il s'agit plus précisément ici d'habitations dans le nouveau quartier ‘Slachthuissite’ et à terme aussi dans les quartiers Stuivenberg et Dam. Alors que les réseaux thermiques actuels en Flandre utilisent principalement la chaleur résiduelle d'activités industrielles pour chauffer plusieurs habitations, l'accent est mis ici sur la chaleur résiduelle dégagée lors de l'épuration des eaux usées ménagères. A Deurne, les eaux d'égout de près de 200.000 Anversois sont épurées. Ces eaux ont une température plus élevée que l'eau de surface. Après épuration de l'eau, la chaleur résiduelle peut être amenée à une température plus élevée avec une pompe à chaleur. Jan Goossens, directeur général d'Aquafin: “Les eaux usées sont plus riches en matières premières et en énergie que ce qu'on pense. Aquafin est impliqué depuis un moment déjà dans la recherche sur la récupération par ex. de phosphore et de carbone. Avec ce projet, nous franchissons un nouveau pas pour intégrer l'épuration d'eaux usées dans une économie circulaire.” L'ampleur du projet est unique pour la Flandre. Ce serait la première fois que de la chaleur est extraite d'eaux usées ménagères épurées à si grande échelle. En théorie, il s'agit d'une puissance thermique totale en pompes à chaleur de 7 mégawatts. Une fois opérationnel, le système pourra chauffer grâce aux eaux d'égout de douches, machines à laver,... tout un quartier. Une donnée non négligeable en vue des objectifs en matière de climat car cela permettrait d'éviter chaque année jusqu'à 4.000 tonnes d'émissions de CO2. Photo: © Liesbet Brzyk